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JE L’économie dans la construction de l’Europe

Nous avons le plaisir de relayer le programme des journées d’étude que l’Association Française d’Histoire économique organise pour le 3 et 4 décembre prochains, à l’occasion du cinquantenaire de sa fondation.

Voici le programme :

 

L’ÉCONOMIE DANS LA CONSTRUCTION DE L’EUROPE

UN APERÇU HISTORIQUE

Journées d’études pour le cinquantenaire de la fondation de
l’Association française d’histoire économique (AFHÉ)

 

3 décembre 2015

Centre Pierre-Mendès-France

Ministères économiques et financiers, 139 rue de Bercy, 75012 Paris

13 h 45 Café d’accueil

14 h 15 Ouverture des travaux par Cecilia D’Ercole (EHESS, AFHÉ)

14 h 30 Discours inaugural par Maurice Aymard (EHESS, FMSH)

15 h 00-15 h 30 Pause

 

15 h 30-18 h – Table ronde :

RÉÉCRIRE L’HISTOIRE EUROPÉENNE. DE NOUVELLES QUESTIONS POUR UN ANCIEN CONTINENT

Modérateur : Patrick Fridenson (Ehess, AFHÉ)

« New Perspective in European Economic History » par Stephen Broadberry (Oxford, Nuffield College)

« L’économie du haut empire romain : une économie monde ? » par Catherine Virlouvet (Université d’Aix-Marseille, École française de Rome)

« La place de l’histoire économique dans le ”Grand Récit” de l’histoire médiévale » par Laurent Feller (Université de Paris1,  AFHÉ)

« Commerce et navigation européens à l’époque moderne : où en sommes-nous ? » par Silvia Marzagalli (Université de Nice-Institut universitaire de France)

Discussion

18 h 00 Cocktail

 

4 décembre 2015

Auditorium

BNP Paribas, 14 rue Bergère, 75009 Paris

9 h 00-10 h 00 : Assemblée générale de l’AFHÉ

 

10 h 15-12 h 00 – Table ronde

QUELS ENJEUX ET QUELLES PERSPECTIVES POUR L’HISTOIRE ÉCONOMIQUE DANS LES PAYS EUROPÉENS ? »

Modérateur : Jean-Claude Daumas, (Université de Franche-Comté, AFHÉ)

« L’AFHÉ ou le retard français ? » par Jean Heffer (Ehess, AFHÉ)

« Toujours entre deux cultures : l’identité de l’histoire économique italienne reste en question » par Carlo Marco Belfanti (Université de Brescia)

« The Economic and Social History Portuguese Association (APHES) : 35 years » par Alvaro Da Silva (Université de Lisbonne)

« Quatre générations d’historiens économiques et un avenir incertain : l’Association espagnole d’histoire économique, c. 1970-2015 » par Joseba De la Torre (Université de Navarre)

« Du national au global. L’histoire économique et sociale en Allemagne depuis la fondation de l’Association d’histoire économique et sociale (Gesellschaft für Sozial- und Wirtschaftsgeschichte) en 1961 » par Günther Schulz (Université de Bonn)

Discussion

12 h-12 h 45 Remise du prix de thèse AFHÉ-BNP Paribas

12 h 45-14 h 30 – Cocktail

 

14 h 30-17 h 30 -Table ronde

« LE RÔLE DES FAITS ÉCONOMIQUES DANS LA CONSTRUCTION DE L’EUROPE : REGARDS CROISÉS ENTRE ÉCONOMIE ET HISTOIRE »

Modératrice : Natacha Coquery (Université de Lyon 2, Institut Universitaire de France,AFHÉ).

« L’entrée échouée dans le social et le culturel ? La construction européenne dans les années soixante-dix  et quatre-vingt » par Hartmut Kaelble (Freie Universität, Berlin)

« Enjeux et perspectives d’une histoire comparée des campagnes européennes » par Gérard Béaur (Ehess, AFHÉ)

« Concurrence et planification dans la construction européenne depuis 1919 » par Laurent Warlouzet (Université d’Artois).

Discussion

 

17 h 30-18 h 00  Conclusions par Fabrizio Barca (ministère italien de l’Économie et des Finances)

 

 

Les organisateurs font aussi passer le message suivant :

Les journées auront lieu au Ministères économiques et financiers, à Bercy (le 3 décembre) et à l’Auditorium de la BNP Paribas (le 4 décembre); au cours de la deuxième journée, il y aura la cérémonie de la remise du prix d’Histoire économique AFHE-BNP Paribas.

Afin d’avoir accès aux lieux, l’inscription au colloque est obligatoire, et peut être faite par le lien ci-dessous indiqué:

https://e-formation.igpde.finances.gouv.fr/forms/content/display_campaign.php?url=2d51964610a0a16d78c8ef4c5db57cf9

Je vous prie de bien vouloir noter qu’en considération des mesures de sécurités renforcées, l’accès aux sites (notamment au site de Bercy) sera possible uniquement sur présentation du mail de confirmation d’inscription au colloque et d’une pièce d’identité.

Centre affiche gauche

L’avenir des gauches européennes

L’AMEP a le plaisir de vous convier pour sa nouvelle conférence (en partenariat avec l’EHESS-CESPRA).

 

L’AVENIR DES GAUCHES EUROPÉENNES

 

Le 10 décembre de 15h à 17h

Amphithéâtre François Furet

EHESS, 105 bd Raspail

Entrée libre et gratuite (merci de prévoir une carte d’identité)

 

Organisatrice pour l’AMEP : Agnès Louis (agnes.louis@live.fr)

 

La gauche semble aujourd’hui traverser un moment crucial de son histoire. Est-il d’ailleurs possible de parler de la gauche, alors que se dessine une fracture de plus en plus nette entre plusieurs gauches ?

D’un côté, la gauche de gouvernement, en France notamment, conduit une politique qui se veut réformiste, mais qui peine à obtenir des résultats et provoque l’éloignement de ses électeurs traditionnels. D’un autre côté, des mouvements de gauche plus radicaux, à travers des partis comme Podemos et Syriza ou de nouveaux leaders comme Jeremy Corbyn, connaissent un véritable essor en s’appuyant sur la dénonciation de l’orientation « néolibérale » des partis aux pouvoir. Cependant, il leur reste encore à réussir leur intégration dans les différents systèmes parlementaires et à prouver qu’ils sont capables de relever les défis auxquels les États européens font face.

Dans ce contexte, il faut se demander quel est l’avenir des gauches européennes. Quelles sont les faiblesses et les forces des différentes formations de gauche en Europe ? La division entre les gauches européennes est-elle appelée à se résorber ou à s’élargir? Que peuvent proposer la gauche ou les gauches comme projet d’avenir pour les pays européens ?

 

 

Le renouveau viendra-t-il de la gauche radicale ?

Gaël BRUSTIER, auteur de A demain, Gramsci !, Paris, Cerf, 2015.

 

La social-démocratie a-t-elle encore quelque chose à offrir ?

Gérard GRUNBERG, co-auteur de La Loi et les Prophètes : les socialistes français et les institutions politiques, Paris, CNRS éd., 2013.

 

Réflexions sur la fin de l’idée socialiste

Pierre MANENT, auteur de Situation de la France, Paris, Desclée de Brouwer, 2015.

 

Europe

Compte-rendu de la conférence « une politique européenne est-elle possible ? »

Compte-rendu de la Conférence de l’Amep du 11 décembre 2014 : « Une politique européenne est-elle possible ? »

 

Vous pouvez également retrouver l’enregistrement complet de la Conférence en cliquant ici. Et le programme sur ce lien.

 

Rédigé par Wassim Hassaneen (EHESS)

 

Interventions

Luuk Van Middelar (Ancien conseiller du président du Conseil européen Herman Van Rompuy)

La politique comme histoire. Présentation de son ouvrage qu’il ne résumera pas ici. La question de l’Europe est posée sans présupposer de réponse. Il fait référence à ses différentes expériences professionnelles. Il propose dans cette conférence de partager ses expériences des dernières années depuis 2010. Essentiellement ses expériences au Conseil européen, lieu où se croisent les politiques nationales et les politiques européennes.

Il évoque les deux grandes crises de l’Europe que sont la crise de la zone euro et la crise de l’Ukraine. Un rapport entre ces deux crises peut permettre de mettre en évidence la signification de la politique européenne. Il l’interprète comme le retour de la politique au sein de l’Union européenne.

Il évoque une petite soirée dans la capitale de l’Estonie, Tallinn. A la sortie d’un théâtre, le Premier ministre estonien retire des billets d’euros puis s’adresse au public en disant « l’euro est la sécurité, l’assurance que l’Estonie appartient à l’Europe ». Ces propos se tenaient dans le contexte de la crise de la zone euro et pour certains peut-être celui de la fin de l’euro.

Le conflit opposant l’Europe à la Russie concernant la crise politique ukrainienne met en évidence l’importance politique de l’Union européenne au sein de l’ordre international.

Pourquoi s’intéresser à des moments de crise ? Les crises sont des moments de vérité durant lesquelles nos faiblesses ou nos forces se révèlent. Ce sont des moments de clarification.

De ces moments, il dégage quatre principes fondamentaux :

–          L’Europe n’est pas une simple construction économique mais une construction politique.

–          L’Europe renoue avec l’usage de la force.

–          L’Europe est devenue une réalité quotidienne pour tous.

–          L’Europe est un club de pays et de peuples.

L’Europe est une forme de solidarité commune mais aussi de sacrifice commun: jusqu’où les Européens peuvent-ils aller pour aider un autre Etat ? Dans le cas de l’Ukraine, l’Union fait mal à la Russie mais l’Europe se fait mal aussi. Le commerce étant un rapport bénéfique pour les deux partenaires, il devient un mal partagé dans le cas d’une sanction économique.

Nous pouvons observer aussi que les partis d’extrême-droites comme l’UKIP britannique et le FN français se sont alignés avec la Russie.

Quant au camp des Eurofédéralistes,  ils sont à l’épreuve de ce retour de la politique. Ce retour mine un certain nombre de leurs convictions comme celle de la suppression de l’Etat-nation, de la paix définitive, de la fin de l’Histoire et du politique. Cette épreuve signe aussi la remise en cause de l’orthodoxie bruxelloise.

1) La primauté de la politique sur l’économique

La construction européenne est une construction politique employant le marché et la monnaie comme moyens politiques. Marché et monnaie sont des activités derrière lesquelles se cache la politique.

Au sein de chaque nation membre, il existe des débats portant sur les sanctions envers la Russie. Les divergences sont importantes entre les nations. La réaction est différente d’un Etat à l’autre allant de l’hésitation au vu des conséquences économiques à la démonstration de force au regard de l’histoire de chaque pays. Néanmoins, cela n’a pas empêché de trouver une ligne commune. Le Conseil européen a adopté un régime graduel de sanctions (7 mars 2014). Le basculement d’une divergence à un accord a eu lieu après la destruction en plein vol d’un avion civil de la Malaysia Airlines. C’est le poids géopolitique de la question qui constitua un facteur majeur en faveur d’une ligne commune.

Au moment de la crise de la zone euro, il fut prévu l’organisation de la sortie de la Grèce, les dirigeants politiques dont Angela Merkel s’y opposèrent pour des raisons politiques en particulier pour l’image de l’Europe dans le monde et la crédibilité économique de la zone euro. Ce moment révéla la force de cohésion de l’Union.

2) Une politique européenne qui ne repose pas uniquement sur les règles et les normes

L’approche de la politique de voisinage a été remise en cause. La Commission, avec l’Organisation mondiale du commerce, a proposé un accord d’association à l’Ukraine mais aussi à la Russie qui refusa. Ce projet fut une erreur géopolitique.

Par ailleurs, le mot de « gouvernement » fait son entrée dans le discours européen dans la période 2010-2012.

3) La politique européenne est devenue la politique intérieure de l’Europe

La monnaie possède une signification politique. Les élections nationales sont très regardées par les nations-membres voisines car elles ont des conséquences européennes. Il existe une interdépendance économique et politique : toutes les nations se regardent les unes les autres.

4) La nature politique de l’Union : un « club » des pays et de peuples

Les Américains ont dit de l’Europe que celle-ci traverse un moment de vérité où s’impose l’alternative de s’unir ou de disparaître. Or, cela ne s’est pas déroulé ainsi car l’Europe ne s’est jamais construite contre les Etats-nations. Citant Jacques Le Goff, il rappelle qu’au XVIe siècle, les Royaumes étaient conscients d’appartenir à un espace commun qui était déjà l’Europe.


 
Pierre Rosanvallon
(Professeur au Collège de France)

La nature de l’Europe est commerciale. Sa construction, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier), est fondée sur le principe de surmonter les conflits et les guerres par la vertu liante de l’économie et du commerce.

L’Europe a été ainsi jusqu’à la Chute du Mur. Dès les années 1970 apparaissait le débat sur la dialectique de l’approfondissement et de l’élargissement. Le projet européen était de corriger les désastres du passé que sont les guerres, les dictatures et le communisme. Ainsi étaient justifiées les différentes adhésions successives (sauf pour le cas de la Grande-Bretagne).

1) L’Europe comme projet d’un avenir différent du passé

 L’Europe est un projet fondé sur une vision négative de l’avenir, c’est-à-dire consistant à ne pas reproduire le passé.

La méthode des petits pas (symbolisée par Jacques Delors) est dépourvue de vision générale d’avenir, elle se fonde sur une réflexion de ce que ne doit pas être l’Europe. Il n’existe pas de modèle européen d’avenir.

Dans les années 1980, l’Europe devient un modèle de substitution, de compensation des incapacités des nations. L’Europe devient le support des discours réformistes que la nation ou plutôt le gouvernement national ne peut assumer directement. Ainsi, il existe un décalage entre l’idéal européen et les pratiques, décalage qui engendre la déception des citoyens.

Le budget européen n’a jamais dépassé les 1% du PIB de l’Europe alors que dans tous les pays, l’investissement dans les biens communs et le secteur public ont doublé. L’Etat-providence absorbe en moyenne 50% des prélèvements publics. De plus, il existe un consensus pour que ce budget européen n’augmente pas.

2) L’Europe peut-elle être  un modèle politique ?

La construction européenne peut être éclairée par la distinction entre démocratie d’institution et démocratie de régulation. L’Europe occupe le deuxième pôle de la distinction. La fonction de l’Europe serait la défense de l’individu et la défense du consommateur.

L’Europe incarnerait le pouvoir de l’impersonnalité du droit et du marché. En ce sens, elle incarnerait un idéal déjà élaboré au XVIIIe siècle. Or, ce modèle a laissé place à la personnalisation politique dans les nations, mais ce phénomène n’a pas touché les institutions européennes. Ce modèle mêlant droit et marché a été réalisé avec succès.

Reste à savoir comment qualifier ce modèle européen ? L’Etat-nation peut être compris comme une expérience limitée de l’universel. L’Union européenne pourrait être interprétée comme l’organisation d’une expérience cosmopolite réussie. Le fait des 1% du PIB constituant le budget européen est similaire au budget des organisations internationales existantes. Cela atteste la dimension internationale de l’organisation européenne. Néanmoins, le manque de visibilité de ses institutions est aussi une des sources de la déception des citoyens.

3) Y a-t-il une rupture avec ce modèle ?

Durant cette période de crise financière, il y a eu un dépassement considérable du budget européen. Il y a eu également la consécration de la Banque centrale européenne qui est une institution indépendante mais qui pose des problèmes de légitimité politique.

Historiquement, les crises génèrent de nouvelles institutions. Or, cette crise n’a pas fait émerger de nouvelles institutions de la part des acteurs.

Actuellement, il existe deux Europes : une  Europe de l’euro et une Europe comme espace juridique et économique. L’Europe a besoin de solder son histoire, d’être autre chose qu’une démocratie de régulation et nous devons distinguer les deux Europes.

L’Europe possède une vertu négative d’empêcher les déséquilibres intérieures. Mais qu’est-ce que l’Europe peut faire si un parti populiste prend le pouvoir dans un Etat membre comme cela se passe en Hongrie ?

 

Discussion

Réponse de Luuk Van Middelar

Vivons-nous une rupture ?  Le modèle ancien continue mais un élément nouveau apparaît : quelque chose s’y ajoute (imparfaitement) par la force des choses.  Elle est liée à l’euro.

Le sauvetage de la Grèce a été l’initiative des gouvernements nationaux et non de la Banque centrale européenne. Elle permit la création du Mécanisme européen de stabilité (MSE) gérant les sommes considérables et permettant de soutenir les pays en difficultés.

Les Sommets de la zone euro sont déjà une institution politique de l’Europe de l’euro. Néanmoins, elle soulève la crainte de ceux qui n’y sont pas comme la Grande-Bretagne et le Danemark et aussi des autres institutions comme la Commission et le Parlement.

La raison de fond d’éviter le débat institutionnel est l’expérience décevante de la décennie précédente en cette matière.

Remarque de Pierre Rosanvallon 

Il faut ajouter la montée en puissance du Conseil au détriment des autres institutions proprement européennes.

Luuk Van Middelar

La politique européenne est devenue progressivement nationale ou, en d’autres termes, nous assistons à une européanisation de la politique nationale. Cela est le signe d’une maturité politique, maturation douloureuse tout de même : la découverte de l’interdépendance de la part des gouvernants. La distinction entre démocratie de régulation et la démocratie d’institution est ici pertinente. Cela a fonctionné tant que la croissance était là. Elle permettait une division du travail entre l’Europe chargée de l’ouverture économique (création de la croissance) et de l’Etat-nation qui protège (par l’Etat-providence). L’Europe doit-elle elle aussi protéger ? Ou revenir sur sa fonction d’ouverture pour laisser place à la nation ?

Remarques d’Antoine Vauchez

Les événements récents montrent la portée politique de la construction du marché unique. Les institutions européennes sont renforcées par ces mêmes événements. Il y a également un renforcement des cours juridiques nationaux dont le contrôle semble plus efficace que le contrôle politique.

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Conférence : Une politique européenne est-elle possible ?

Nous avons le plaisir de vous convier à la première conférence de l’association AMEP

 

Une politique européenne est-elle possible ?

 

 Jeudi 11 décembre 2014
10h-12h

Amphithéâtre François Furet
EHESS, 105 Bd Raspail, 75006 Paris

Entrée libre

 

Pierre Rosanvallon

Professeur au Collège de France

Luuk Van Middelaar

Conseiller du Président du Conseil européen Herman Van Rompuy

 

Organisatrices pour l’AMEP : Cynthia Salloum et Marie-Hélène Wirth

 

Pour les membres de l’AMEP, cette conférence sera précédée par la première assemblée générale de l’association de 9h à 10h en salle 2 (105 Bd Raspail, 75006 Paris). Nous vous accueillerons à partir de 8h30 autour d’un petit-déjeuner.

 

Enregistrement de la conférence en ligne sur le lien suivant.

 

Cette conférence bénéficie du soutien du CESPRA (Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron) et de l’association EHESS alumni. Nous remercions vivement ces deux institutions.

 

Argumentaire de la conférence

Notre questionnement puise à la source de deux constats incontournables résultant de l’actualité́ européenne de l’année en cours. Quel débat citoyen celle-ci provoque-t-elle et quelle réflexion politique appelle-t-elle pour dépasser les faits, muer le débat en projet puis le projet en actions ? Nous proposons de revenir sur les faits marquants dont se dégage la question de la possibilité d’une politique européenne, pour les mettre ensuite à distance et les reconsidérer de manière compréhensive, esquissant alors au moins les conditions d’une réponse plausible.

La sécurité de l’Union européenne est replacée au cœur des débats depuis le début de la crise ukrainienne. Cette actualité revêt une importance particulière dans l’opinion publique internationale, menaçant la paix et la stabilité en Europe, questionnant la dépendance énergétique de l’UE vis-à-vis de la Russie, ainsi que la nature des relations extérieures européennes, notamment avec les États-Unis. Au moment où la politique du Président Obama regarde vers l’Asie, la crise ukrainienne vient rappeler que les relations transatlantiques sont encore cruciales dans l’agenda des affaires étrangères de l’UE et des États- Unis. Si elles s’avèrent souhaitables, les relations entre l’UE et les États-Unis semblent mal définies, entre concurrence, partenariat, alliance ou simple amitié transatlantique.

En France, les dernières élections européennes reflètent la faiblesse du débat politique ; certains renouvellent la célébration convenue – quoi qu’indiscutablement justifiée – de la paix garantie par la construction européenne, d’autres cherchent à réorienter les frustrations politiques des citoyens européens en accusant de tous les maux des institutions européennes déjà jugées antidémocratiques. Or, l’Europe est face à de nouveaux enjeux bien visibles : l’insuffisance de l’union économique dans un environnement mondialisé (pensons aux enjeux liés au traité de libre-échange,TAFTA) ; l’urgence grandissante d’une union politique et sociale ; l’indétermination d’une identité proprement européenne face aux identités nationales, régionales ou cosmopolites ; la difficulté à définir une politique de défense européenne face aux résistances de chacun des États membres (la PESC, politique étrangère et de sécurité commune), etc.

Lors des guerres dans les Balkans, l’incapacité des gouvernants européens à doter l’Union d’un rôle politique unifié a jeté la lumière sur certains de ces manquements. Depuis, le constat d’une impossible politique étrangère commune qui puisse joindre les intérêts nationaux divers et les conditions particulières des diplomaties nationales ne fait que se renforcer. Ce n’est là qu’un exemple du cantonnement politique de l’Union européenne à des compétences « communautaires » restreintes. La crise grecque, qui mit à l’épreuve la solidarité communautaire, est une illustration en politique « intérieure » de ces limites…

Ces doutes, mais aussi ces espoirs, nous invitent à mettre au cœur de nos questionnements la possibilité d’une politique proprement européenne. Cette réflexion, « Une politique européenne est-elle possible ? », nous paraît en effet d’une grande actualité, et présente l’avantage de pouvoir emprunter des chemins divers pour l’argumentation et la démonstration.

Lien vers l’événement sur Facebook.

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Colloque.Habermas

Colloque international – Les perspectives de la démocratie face aux transformations du capitalisme. Un dialogue avec Jürgen Habermas – Du 29 au 31 octobre 2014

Organisation : Jean-François Kervégan et Isabelle Aubert (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Le Collège d’études mondiales soutient cette initiative.

Colloque organisé dans le cadre du Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (composante ‘Normes, Sociétés, Philosophies’) et soutenu par le Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Institut Universitaire de France, la Maison Heinrich Heine, le DAAD, l’Institut Goethe de Paris, l’Université franco-allemande (programme « Ecole de Francfort : Fondements et perspectives »), la Fondation Maison des sciences de l’homme, le programme ANR / DFG ‘CActuS’, le Collège d’études mondiales de la FMSH et l’Ambassade de la RFA.

Pour accéder à la version PDF du programme, cliquer ici

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